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Site vitrine : ce qu’il doit contenir, page par page

Les pages d’un site vitrine qui apporte des demandes, ce que chacune doit dire, les erreurs qui le rendent muet, et le nombre de pages qu’il vous faut vraiment.

Par Jules Le Rouzès 4 min de lecture

Rendu 3D d’une devanture miniature à store rayé ambré, dont la vitrine est une page web lumineuse, sur un socle crème

L’essentiel en trente secondes5 points

  • Un site vitrine présente une activité et fait prendre contact, sans vente en ligne. Il réussit quand un visiteur comprend en quelques secondes ce que vous faites, où, pour qui, et comment vous joindre.
  • Les pages qui comptent sont l’accueil, une page par prestation, les réalisations ou les avis, la présentation de l’équipe, le contact et les pages légales. Trois à six pages couvrent la plupart des activités.
  • Une page par prestation n’est pas du remplissage. Google classe des pages, pas des sites, et une page consacrée à un service peut répondre à la recherche exacte de votre client.
  • Google explore et classe la version mobile des sites. Un site vitrine se conçoit donc d’abord pour le téléphone, avec un numéro qu’on appelle d’un geste.
  • Les erreurs qui rendent un site muet sont presque toujours les mêmes. Un accueil qui ne dit rien, tous les services sur une page, un formulaire jamais testé et des photos de banque d’images.

Un site vitrine a une seule mission, faire prendre contact. Il ne vend pas en ligne, il présente une activité à quelqu’un qui cherche, et il doit lui donner envie d’appeler. La plupart de ceux qui échouent ne sont pas laids. Ils ne disent simplement pas assez vite ce que fait l’entreprise, où, et comment la joindre.

Site vitrine, de quoi parle-t-on

France Num distingue quatre types de sites. Le site carte de visite, en une seule page, avec les coordonnées et une définition simple des prestations. Le site vitrine, qui donne accès aux informations importantes, les produits ou services, l’équipe, les coordonnées et un formulaire. Le site enrichi d’actualités, d’un blog ou d’un catalogue, qui demande à être alimenté. Et le site de vente en ligne.

Le site vitrine est le plus courant, et le plus rentable pour une activité locale. Il demande peu de mises à jour, à condition que les informations essentielles, comme les horaires, restent justes.

Les pages qui comptent

L’accueil. En quelques secondes, le visiteur doit savoir ce que vous faites, où, pour qui, et ce qu’il peut faire ensuite, appeler ou demander un devis. Tout le reste de la page sert à le rassurer, avec vos points forts, des réalisations et des avis.

Une page par prestation. C’est la page que les sites vitrines oublient le plus. Google classe des pages, pas des sites, et une page consacrée aux escaliers sur mesure peut répondre à la personne qui cherche exactement cela. Une page qui liste dix services en dix lignes ne répond vraiment à aucune de ces recherches.

Les réalisations et les avis. Des photos de vrais chantiers, de vrais plats, de vrais clients, avec quelques lignes de contexte. Ce sont les preuves, et elles pèsent plus lourd que n’importe quel slogan.

L’équipe ou l’histoire. Un visage, un parcours, ce qui vous a fait choisir ce métier. Pour une petite entreprise, c’est souvent la page qui fait la différence entre deux devis au même prix.

Le contact. Un formulaire court, un numéro qu’on appelle d’un geste sur téléphone, l’adresse ou la zone d’intervention, les horaires. Et si vous recevez du public, une carte.

Les pages légales. Mentions légales, confidentialité et gestion des cookies, reliées en pied de chaque page. Notre guide sur ce qu’un site doit afficher en donne le contenu exact.

Trois à six pages couvrent la plupart des activités. Une foire aux questions ou des actualités s’ajoutent seulement si elles apportent quelque chose, et si quelqu’un les tiendra à jour.

Ce que chaque page doit avoir

Un texte qui répond à une vraie question. Google le demande explicitement, un contenu utile, fiable, écrit pour les personnes avant les moteurs. Écrivez comme vous répondez au téléphone, avec les mots de vos clients.

Un titre et une description pour Google. Chaque page a son propre titre, unique, qui dit précisément ce qu’elle contient. Google recommande des titres descriptifs et concis, sans accumulation de mots-clés. C’est ce qui s’affiche dans les résultats, et ce qui décide du clic.

Une action visible. Un bouton d’appel ou de demande de devis, que l’on trouve sans chercher, en haut de page et à la fin.

Des images légères et décrites. De vraies photos, compressées pour s’afficher vite, avec une description pour les personnes qui ne les voient pas et pour Google.

Une version mobile soignée. Google explore et classe la version mobile des sites. Le téléphone n’est donc pas une déclinaison du site, c’est le site. Et un site lent sur mobile perd des visiteurs avant même qu’ils le voient, notre guide sur la vitesse d’un site explique comment la mesurer.

Les erreurs qui rendent un site muet

  • Un accueil qui commence par « Bienvenue sur notre site ». Il ne dit rien de ce que vous faites.
  • Tous les services sur une seule page. Le site devient invisible sur chacun d’eux.
  • Un formulaire jamais testé, qui envoie les demandes dans une boîte que personne ne lit.
  • Un numéro de téléphone qu’on ne peut pas toucher pour appeler depuis un mobile.
  • Des photos de banque d’images, identiques à celles de vos concurrents.
  • Des informations périmées, des horaires faux, une adresse qui a changé.

Aucune de ces erreurs n’est technique. Toutes coûtent des demandes, chaque mois, sans que personne ne s’en aperçoive.

Et après la mise en ligne

Un site vitrine ne se travaille pas seul. La fiche Google de l’établissement, avec ses avis, fait souvent venir plus de visites que le site lui-même, et les deux se renforcent. Ajoutez vos nouvelles réalisations quand elles valent d’être montrées, vérifiez vos informations deux fois par an, et regardez quelles pages reçoivent des visites.

Pour le budget, France Num situe un site vitrine simple entre 900 et 5 000 €, et notre guide sur le prix d’un site internet détaille nos propres prix et ce qui fait varier les montants.

Questions fréquentes 5

Quelle différence entre un site vitrine et un site e-commerce ?
Le site vitrine présente votre activité et fait prendre contact, par téléphone, formulaire ou rendez-vous. Le site e-commerce vend en ligne, avec un catalogue, un panier et un paiement. Il demande une architecture plus lourde, des conditions générales de vente et un budget nettement supérieur.
Un site d’une seule page suffit-il ?
Pour une activité qui propose un seul service dans une seule zone, une page bien construite peut suffire. Dès que vous proposez plusieurs prestations, une page par prestation vous rend visible sur chacune des recherches correspondantes, ce qu’une page unique ne fera jamais.
Faut-il un blog sur un site vitrine ?
Seulement si vous comptez l’alimenter. Un blog dont le dernier article date de trois ans dit l’inverse de ce qu’on voulait dire. Une page de questions fréquentes bien tenue rend souvent plus de services, et demande moins d’entretien.
Combien coûte un site vitrine ?
France Num situe un site vitrine simple entre 900 et 5 000 €. Chez nous, un site d’une page commence à 590 € HT, et un site de cinq pages revient à 990 € HT, textes compris. Notre guide sur le prix d’un site internet détaille ce qui fait varier ces montants.
Mon site vitrine peut-il apparaître sur Google sans rien faire ?
Il sera probablement trouvé sur votre nom. Pour être trouvé sur votre métier et votre ville, il faut des pages qui y répondent, des titres et des descriptions réglés page par page, et une fiche Google tenue à jour à côté du site.

Sources et documentation 5

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