Site internet Cahier des charges d’un site internet : le modèle, rubrique par rubrique
Les huit rubriques d’un cahier des charges de site internet, un exemple rempli pour un artisan, ce qu’il vaut mieux taire, et comment comparer les devis.
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Choisir un nom de domaine qui dure : le nom, l’extension .fr ou .com, ce qu’il coûte chaque année, le piège du domaine gratuit, et le titulaire à vérifier.
Par Jules Le Rouzès 6 min de lecture
L’essentiel en trente secondes5 points
Le nom de domaine est la seule partie du site qu’on ne refait pas. Le design change tous les cinq ans, les textes plus souvent, mais l’adresse reste, imprimée sur les devis, les cartes de visite, les véhicules et chaque adresse e-mail. Autant la choisir pour durer. Voici comment trancher le nom, l’extension, et vérifier à qui elle appartient vraiment.
Il se dicte sans épeler. C’est le test le plus utile. Dites l’adresse au téléphone à quelqu’un qui ne vous connaît pas. S’il faut préciser « avec deux L », « tiret entre les deux mots » ou « le chiffre, pas en lettres », le nom vous coûtera des visites et des e-mails perdus.
Il est court. Pas de limite pratique en dessous de vingt caractères, mais chaque mot en plus est une chance de faute de frappe. Le nom de l’entreprise suffit presque toujours. Ajouter l’activité, comme dupont-plomberie, n’aide que si le nom seul est déjà pris.
Il suit l’entreprise. Un nom lié à une ville devient gênant le jour où l’activité s’étend à la région. Un nom lié à un seul produit enferme la boutique qui élargit son catalogue. Ce n’est pas à l’adresse de décrire l’activité, c’est au site.
Il évite les tirets et les chiffres. Un tiret se dicte mal et s’oublie. Un chiffre crée l’hésitation entre « 3 » et « trois ». Les deux sont permis, la charte de nommage de l’Afnic interdit surtout de commencer ou de finir par un tiret et de dépasser 63 caractères, mais ils rendent l’adresse plus fragile.
Il n’appartient à personne d’autre. Un nom de domaine s’attribue selon la règle du premier arrivé, premier servi. Il ne protège pas une marque, et il ne vous protège pas contre une marque. Avant de déposer, cherchez le nom sur la base des marques de l’INPI. Si une entreprise l’a déposé comme marque dans votre secteur, elle peut contester votre domaine, et les procédures de litige prévues par l’Afnic le lui permettent.
L’extension est la fin de l’adresse. Le choix se fait en fonction de vos clients, pas de ce qui reste disponible.
| Extension | Pour qui | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| .fr | Une activité tournée vers la France | Géré par l’Afnic, ouvert aux résidents de l’Union européenne et de quatre autres pays |
| .com | Une activité internationale, ou une marque déjà connue sous ce nom | Aucune condition de résidence, souvent déjà pris pour les noms courts |
| Extension d’un autre pays | Une entreprise installée ou active dans ce pays | Chaque registre fixe ses propres conditions |
| Extension thématique ou régionale | Un projet qui veut marquer son secteur ou son territoire | Moins connue du public, à réserver en second nom |
Le .fr surprend souvent sur un point. Il n’est pas réservé aux entreprises françaises. La charte de l’Afnic l’ouvre à toute personne qui réside, ou à toute entreprise qui a son siège, dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse. Une entreprise suisse qui vise aussi des clients français peut donc déposer un .fr à côté de son adresse nationale.
Quand le nom est libre dans plusieurs extensions, déposez les deux principales et faites pointer la seconde vers la première. Quelques euros par an évitent qu’un concurrent, ou un revendeur de domaines, s’installe sur l’adresse que vos clients taperont par erreur.
Un nom de domaine ne s’achète pas, il se loue à l’année auprès d’un bureau d’enregistrement. France Num situe son prix entre 5 et 50 € HT par an selon l’extension. Deux précautions sur ce prix.
Regardez le prix du renouvellement, pas celui de la première année. Beaucoup de bureaux d’enregistrement affichent un prix d’appel la première année, puis un tarif normal ensuite. C’est ce second prix que vous paierez pendant dix ans.
Le domaine « gratuit » ne l’est qu’un an. Les créateurs de sites offrent souvent le domaine avec un forfait payant. Chez Wix, par exemple, le bon d’achat couvre la première année, puis le domaine se renouvelle comme n’importe quel autre. Et une adresse du type monsite.wixsite.com n’est pas un domaine du tout. C’est une sous-adresse de la plateforme, avec les limites du forfait gratuit, que vous ne pourrez jamais emporter ailleurs.
C’est la question la plus importante du guide, et celle qu’on ne pose presque jamais. Le domaine a un titulaire, la personne ou l’entreprise à qui il appartient, et des contacts qui le gèrent. Ce n’est pas la même chose.
La charte de l’Afnic est claire. Quand le contact administratif n’est pas le titulaire, il ne dispose d’aucun droit sur le nom de domaine. Autrement dit, si votre prestataire a déposé l’adresse à son nom, c’est lui qui la détient, même si vous la payez. Le jour d’un désaccord ou d’une cessation d’activité, votre site et vos e-mails dépendent de lui.
Trois vérifications, à faire une fois.
Un domaine qui n’est pas renouvelé cesse de fonctionner, puis il est supprimé et redevient disponible pour n’importe qui. Des revendeurs surveillent ces noms qui expirent, parce qu’une adresse qui a déjà des visites et des liens a de la valeur.
Une adresse comme contact@votre-entreprise.fr dépend du même nom de domaine que le site. C’est un argument de plus pour bien le choisir, une adresse e-mail sur un domaine à vous inspire davantage confiance qu’une adresse gratuite, et elle vous suit si vous changez de fournisseur de messagerie.
C’est aussi une raison d’être prudent le jour où l’on touche aux réglages du domaine. Faire pointer l’adresse vers un nouveau site ne doit pas couper la messagerie. Les deux se règlent séparément, et une bascule bien préparée ne touche qu’au site.
Choisir un nom et le déposer se fait très bien seul, en une heure, auprès de n’importe quel bureau d’enregistrement. Le plus important est de le faire à votre nom, dès le départ. Quand nous créons un site, le domaine est réservé au nom de votre entreprise, il vous appartient, et il vous suit si vous partez. Si vous en avez déjà un, nous raccordons le nouveau site dessus sans toucher à vos e-mails.
Le domaine n’est qu’une ligne du budget d’un site. Notre guide sur le prix d’un site internet détaille les autres, et notre cahier des charges rappelle la question à poser avant de signer, à quel nom seront le domaine et les comptes.
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