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Fiche Google : la créer et la remplir pour être trouvé près de chez vous

Créer ou reprendre sa fiche d’établissement Google, les champs qui comptent, les avis et les erreurs qui la font disparaître. Méthode tirée de l’aide de Google.

Par Jules Le Rouzès 4 min de lecture

Rendu 3D d’une carte de quartier en relief sur un socle crème, avec une épingle de localisation ambrée, une fiche à cinq étoiles et une tuile au logo Google

L’essentiel en trente secondes5 points

  • Quand on cherche un artisan ou un commerce depuis son téléphone, Google affiche d’abord une carte et quelques fiches d’établissement, avant le moindre site. La fiche est gratuite, et pour une activité locale elle compte souvent plus que le site.
  • Google classe ces fiches selon trois critères, la pertinence, la distance et la notoriété. La pertinence dépend de vous, par des informations complètes et exactes. Aucun paiement ne fait monter une fiche.
  • Les champs qui comptent sont le nom réel de l’établissement, sa catégorie principale, son adresse ou sa zone desservie, ses horaires et ses photos. Un mot-clé ajouté au nom expose la fiche à une suspension.
  • Les avis se demandent à tous les clients, jamais contre une remise ou un cadeau, et jamais aux seuls clients satisfaits. Google interdit les deux.
  • La fiche et le site se renforcent. Même nom, même adresse, même téléphone des deux côtés, et un lien de la fiche vers la page qui correspond à ce que cherche le visiteur.

Cherchez « plombier » ou « restaurant italien » sur votre téléphone. Avant le premier site, Google affiche une carte et trois établissements, avec leurs horaires, leurs avis et un bouton pour appeler. Ces trois-là sont des fiches d’établissement, l’outil longtemps appelé Google My Business. Pour une activité locale, c’est souvent le premier endroit où l’on vous trouve, et il est gratuit.

Ce que Google regarde pour classer les fiches

Google le dit lui-même. Les résultats de proximité reposent sur trois critères.

  • La pertinence, c’est-à-dire à quel point votre fiche correspond à ce que la personne a tapé. Elle dépend des informations que vous donnez, et c’est le levier que vous tenez entièrement.
  • La distance entre votre établissement et la personne qui cherche. Vous n’y pouvez rien.
  • La notoriété, que Google appelle proéminence. Elle tient à la réputation de l’établissement, au nombre de sites qui renvoient vers lui, et au nombre d’avis et de bonnes notes qu’il reçoit.

Google ajoute qu’il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place sur demande ou contre rémunération. Tout se joue donc sur des informations exactes, complètes, et sur les avis.

Créer la fiche, ou reprendre celle qui existe

Avant d’en créer une, cherchez votre établissement sur Google Maps. Une fiche existe souvent déjà, créée à partir d’informations publiques ou par un client. Il suffit alors de la revendiquer.

Dans les deux cas, il faut un compte Google, de préférence à une adresse e-mail professionnelle, puis valider l’établissement. La validation prouve que vous êtes autorisé à le représenter, et c’est elle qui vous donne la main sur la fiche. Google choisit lui-même les méthodes proposées, selon le type d’établissement et la région, par téléphone, SMS, e-mail ou vidéo. Quand la vidéo est proposée, Google la recommande.

Les champs qui comptent, dans l’ordre

Les consignes de Google sont précises, et les ignorer coûte cher.

  1. Le nom réel de l’établissement, tel qu’il figure sur votre devanture, votre site et vos documents. Rien de plus. Ajouter « plombier Nantes pas cher » au nom est interdit, et peut valoir une suspension de la fiche.
  2. La catégorie principale, celle qui décrit le mieux votre activité. Google conseille d’en choisir le moins possible, et c’est elle qui décide des recherches sur lesquelles vous apparaissez.
  3. L’adresse, ou la zone desservie. Si vous recevez du public, l’adresse réelle, avec une enseigne. Si vous intervenez chez vos clients, une zone desservie, sans adresse affichée. Une boîte postale, une domiciliation ou un bureau virtuel sont refusés.
  4. Les horaires, y compris les horaires exceptionnels des jours fériés et des congés. Des informations inexactes peuvent empêcher la fiche de s’afficher.
  5. Le site, le téléphone et la description, avec vos services ou vos produits et les attributs utiles, comme la présence d’un parking ou d’un accès wifi.
  6. Les photos, de vraies photos. La façade pour qu’on vous reconnaisse, l’intérieur, l’équipe, des réalisations.

Une seule fiche par établissement. Google interdit d’en créer plusieurs pour refléter chacune de ses spécialités, et une zone desservie se limite en principe à deux heures de trajet.

Les avis, le levier qui se travaille

La notoriété est le seul critère qu’on fait vraiment progresser dans le temps, et elle passe par les avis. Google recommande de les demander par un lien ou un QR code, à remettre au client à la fin d’une prestation, sur une facture ou dans un e-mail de remerciement.

Deux pratiques sont interdites par Google, et elles valent des suppressions d’avis. Offrir une remise, un cadeau ou un service en échange d’un avis, d’abord. Et solliciter des avis positifs de façon sélective, c’est-à-dire ne demander qu’aux clients dont on sait qu’ils sont contents. La règle est simple, on demande à tout le monde.

Pour les réponses, Google conseille de faire bref, sincère et sans argument commercial. Il précise qu’il n’est pas nécessaire de remercier publiquement chaque client. Un avis négatif, en revanche, mérite toujours une réponse posée, qui donne les faits et propose une solution. C’est souvent la réponse que lisent les futurs clients, bien plus que l’avis lui-même.

Relier la fiche et le site

La fiche et le site se renforcent l’un l’autre. Ce que Google recoupe doit être identique des deux côtés, le même nom, la même adresse et le même téléphone, écrits de la même façon. Un numéro différent sur le site et sur la fiche crée un doute, chez Google comme chez le client.

Le lien de la fiche doit mener à la page qui répond à ce que cherche le visiteur. Pour un artisan qui propose surtout un service, c’est parfois la page de ce service plutôt que l’accueil. Et chaque site qui renvoie vers votre établissement, un annuaire professionnel, un fournisseur, un article de presse locale, compte dans sa notoriété.

Les erreurs qui font disparaître une fiche

Les plus fréquentes sont aussi les plus simples à éviter. Un nom rempli de mots-clés. Une adresse de domiciliation. Deux fiches pour le même établissement. Des horaires jamais mis à jour, qui annoncent ouvert un jour de fermeture et valent un avis agacé. Et une fiche créée puis oubliée, sans photos ni réponses, qui ne dit rien de l’activité réelle.

C’est l’un des sept points que nous regardons quand nous auditons un site, parce qu’il pèse souvent plus lourd que le site lui-même dans les recherches locales.

Questions fréquentes 5

La fiche Google est-elle payante ?
Non, elle est gratuite. Et Google écrit qu’il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place dans son classement local sur demande ou contre rémunération. Une offre qui promet la première place sur la carte vend une promesse que personne ne peut tenir.
Peut-on avoir une fiche sans local ouvert au public ?
Oui. Si vous vous déplacez chez vos clients, vous créez une fiche d’établissement de services de proximité, avec une zone desservie et sans adresse affichée. En revanche, une adresse de domiciliation ou un bureau virtuel ne peuvent pas porter une fiche.
Faut-il répondre à tous les avis ?
Pas forcément. Google conseille de répondre quand on a une information utile à apporter, et précise qu’il n’est pas nécessaire de remercier publiquement chaque client. Les avis négatifs, eux, méritent toujours une réponse brève, factuelle et courtoise.
Peut-on créer une fiche par service ou par ville ?
Non. Il ne doit y avoir qu’une seule fiche par établissement, et Google interdit d’en créer plusieurs pour refléter des spécialités. Plusieurs fiches ne se justifient que pour plusieurs établissements réels, chacun avec son adresse ou sa zone et son personnel.
Une fiche Google peut-elle remplacer un site ?
Elle répond à « où et quand », rarement à « pourquoi vous ». Un client qui hésite entre trois artisans clique vers le site pour voir les réalisations, les prix ou la façon de travailler. Et les sites qui renvoient vers votre établissement comptent dans sa notoriété aux yeux de Google.

Sources et documentation 6

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